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Cursor : une extension Claude Code piégée a tenté d’ouvrir un accès SSH

Les versions 2.1.312 et 2.1.313 distribuées par la marketplace Cursor sont concernées. Désinstaller l’extension ne retire pas forcément les accès et scripts déposés sur le poste.

Image générée : ordinateur portable ouvert sur un bureau en bois éclairé par une fenêtre, avec une clé métallique et un petit dispositif USB au premier plan.

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En bref

L’essentiel

Vous avez installé ou laissé se mettre à jour l’extension Claude Code dans Cursor le 29 octobre ? Vérifiez sa provenance et les versions 2.1.312 ou 2.1.313, pas seulement son nom. Cursor confirme que des paquets malveillants ont été servis depuis sa marketplace. Ils pouvaient déposer une clé SSH et des scripts persistants dès le chargement de l’extension. Un poste concerné doit être examiné même si aucun accès à distance n’a abouti.

Deux versions et une marketplace précises

L’avis de Cursor vise Anthropic.claude-code 2.1.312 et 2.1.313 pour macOS et Windows, distribuées le 29 octobre 2026 entre environ 2 h 27 et 13 h 35, heure du Pacifique. Il peut s’agir d’une installation volontaire ou d’une mise à jour automatique. Le nom Anthropic affiché ne suffit donc pas à établir l’origine du paquet.

Cursor précise que ces versions malveillantes n’ont pas été développées par Anthropic. Microsoft confirme que les paquets compromis n’ont pas été distribués par Visual Studio Marketplace ni par le paquet npm @anthropic-ai/claude-code. Selon son analyse, les éléments disponibles limitent l’incident à la marketplace Cursor. Ne confondez pas cette distribution avec toutes les installations de Claude Code.

L’incident date du 29 octobre et les analyses ont été publiées ensuite ; cette première lecture SecuFocus est publiée le 2 novembre. Le périmètre actuel comprend bien deux numéros de version, pas seulement 2.1.313.

Le code se lance avant une conversation avec l’assistant

Les analyses de Microsoft et de Phorion décrivent du JavaScript ajouté au début du fichier extension.js. Il s’exécute au chargement du module, avant l’initialisation habituelle de l’extension. Il n’est pas nécessaire d’envoyer une instruction à Claude pour activer cette charge.

Le programme tente d’ajouter une clé à la liste des accès SSH autorisés, d’activer le service SSH local et d’ouvrir un tunnel vers un serveur extérieur. Ce tunnel pourrait permettre à un attaquant de rejoindre le service SSH du poste à travers une connexion sortante. La réussite dépend des droits, des services déjà actifs et de la configuration des deux extrémités.

La charge recueille aussi des informations sur l’hôte et l’utilisateur, l’adresse IP publique, l’adresse Git configurée et des noms de variables d’environnement associés aux accès sensibles. Les analyses distinguent ces noms des valeurs secrètes : ce relevé ne démontre pas, à lui seul, le vol de toutes les clés API du poste.

Les erreurs du malware ne rendent pas le poste sain

Cursor et les chercheurs signalent des erreurs de code et des restrictions de droits qui ont empêché l’activation de SSH sur de nombreux postes macOS et Windows. Cela limite le chemin d’accès distant ; cela n’annule pas les écritures déjà réalisées. Une clé ajoutée, des informations transmises ou une tâche de redémarrage restent à examiner.

Sur macOS, la persistance décrite utilise un LaunchAgent, c’est-à-dire une tâche lancée dans la session de l’utilisateur. Sur Windows, la charge tente une tâche planifiée SysMon et prévoit un script de démarrage de secours. Les analystes décrivent aussi une branche Linux dans le code, sans que cela élargisse à lui seul les paquets macOS et Windows désignés dans l’avis de distribution de Cursor.

Cursor dit avoir retiré les paquets, audité puis reconstruit sa marketplace, renouvelé ses clés et obtenu la mise hors ligne du serveur attaquant. Cette coupure interrompt les communications vers ce serveur. Elle ne supprime pas les fichiers et accès déjà déposés sur les machines.

Vérifier sans effacer les indices ni les accès légitimes

Commencez par les journaux d’installation et de mise à jour de l’extension : provenance Cursor, numéro du paquet et période d’installation. Un simple état actuel ne reconstitue pas forcément ce qui a été installé auparavant. Pour une machine professionnelle, transmettez ces éléments à la personne chargée de la sécurité.

L’indicateur svc-telemetry peut apparaître dans les fichiers de clés SSH autorisées. L’avis de Cursor fournit les empreintes de paquets et de clés ; Microsoft recommande de confirmer l’entrée exacte avant de la retirer. L’absence de ce seul libellé ne remplace pas l’examen des installations, fichiers, processus, connexions et mécanismes de persistance.

Ne supprimez pas en bloc le dossier .ssh, les clés autorisées, les tâches portant un nom ressemblant à SysMon ou les réglages de développement à distance. Conservez d’abord les preuves et ne retirez que les éléments malveillants confirmés. SecuFocus n’a pas exécuté le malware et ne diagnostique pas votre poste depuis cette page.

Une désinstallation seule peut laisser la porte ouverte

Lorsqu’un poste montre des traces d’exécution de la charge ou d’installation de la porte dérobée, isolez-le et préservez les preuves avant le nettoyage. Les scripts persistants sont déposés hors du répertoire de l’extension : la désinstaller ou la mettre à jour ne les retire pas nécessairement.

La réponse doit couvrir les processus de tunnel, les scripts et tâches persistantes, la clé SSH non autorisée et les fichiers d’identité associés. Cursor publie des scripts de remédiation propres à chaque plateforme. Faites-les relire et vérifiez leurs conditions d’exécution avant de les utiliser, plutôt que copier un nettoyage générique depuis un commentaire.

Depuis un appareil sain, renouvelez les accès et révoquez les sessions que l’enquête désigne comme exposés ; envisagez une reconstruction si la confiance dans le poste ne peut pas être rétablie. Gardez la distinction entre une tentative, des traces de persistance et un accès effectivement réussi.

Vérifier, approfondir

Les sources de cet article

Les numéros relient chaque référence aux passages qui l’utilisent. La date indique quand la documentation a été consultée.

Cet article s’appuie sur les sources ci-dessus. Les exercices proposés sont à réaliser sur vos appareils ; SecuFocus ne les présente pas comme des essais menés par la rédaction. Les interfaces et les fonctions peuvent changer. Méthode et corrections.

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